











La géolocalisation fait fureur. Les nouveaux services se multiplient et connaissent un succès croissant : Brightkite, Gowalla, Foursquare, status.net et en France Dismoiou. Ces applications de nouvelle génération utilisent la capacité de géolocalisation des smartphones (iPhone, Android, Blackberry) pour partager des informations sur les réseaux sociaux. De nouveaux usages se créent et pour les entreprises de nouvelles opportunités de développer des services de commerce, de marketing ou de publicité.
Avec son service de partage de photos Flickr, Yahoo! avait popularisé le géomarquage des photographies. Yahoo! dépose en 2008 un brevet sur une technologie d'annotation en réalité augmentée qui vient d'être enfin publié en février dernier. Des applications telles que Loopt, Blockchalk, Junaio utilisent déjà cette technologie pour créer des services de géolocalisation sociale en réalité augmentée.
Avec Latitude, Google pour sa part propose une application de géolocalisation qui s'appuie sur Google Maps. Latitude ne possède pas d'API propre mais permet de partager sa localisation via les API de Google Maps. Plus récemment, Google a lancé en février une version mobile de Google Buzz capable de géomarquer les messages publiés. Google propose également un framework de géolocalisation en Javascript pour les applications mobiles.
La tendance s'est accélérée en 2009 qui a vu émerger Gowalla et Foursquare. Ces deux services très similaires permettent de se géolocaliser sur un lieu (restaurant, café) et de partager des avis. Autre similarité, ils offrent tous deux des API qui permettent aux applications tierces de récupérer les données de géolocalisation générées par ces services : Gowalla API et the Foursquare API. Parmi les utilisateurs de cette dernière, par exemple, on retrouve Layar, Wordpress, Palm, Microsoft...
Les ténors des réseaux sociaux ont compris l'intérêt de la géolocalisation. En novembre 2009, Twitter annonce la prise en compte du géomarquage. Il acquiert la société GeoAPI et son API. La fonctionnalité commence à apparaître cette semaine chez certains utilisateurs sous forme d'une petit icône bleue donnant accès à une carte Google localisant le tweet. Pour les développeurs, les donnés de géolocation sont accessible via l'API GeoAPI.
Facebook ne pouvait rester en marge. Il semblerait selon le New York Times que Facebook s'apprête à lancer un service permettant aux utilisateurs de partager leur localisation, ainsi qu'un jeu d'API pour les développeurs. L'annonce devrait être faite lors de la conférence F8 pour les développeurs et entrepreneurs Facebook. La bataille des API ne fait que commencer.
Pour Florian Seroussi, CEO de Labotec, éditeur d'applications mobiles, la géolocalisation est un enjeu commercial énorme. Elle permet aux petites entreprises et aux petits commerçants de monétiser le service. Groupon aux Etats-Unis (2,4 millions d'inscrits) offre des services de proximité comme des coupons de remise proposés par des boutiques locales. A terme, une application de reconnaissance d'objet à travers son mobile comme Google Goggles pourrait proposer des services similaires.
« Un autre marché se dessine autour de la collecte des données : connaître le type de téléphone mobile, les déplacements effectués, les catégories d'hôtels et restaurants fréquentés, etc. permettrait aux régies publicitaires de mieux cibler leurs annonces. Un marché énorme "», selon Florian Seroussi.
Avec la géolocalisation généralisée, d'énormes problèmes d'éthique apparaissent, et les utilisateurs se doivent d'être vigilants quant à la protection de leur vie privée.

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